ntervenant en conseil des ministres, le chef de l'Etat a réaffirmé sa "détermination à ce que toutes les conséquences de ce dossier soient tirées" pour l'organisation du système de santé.
"S'il s'avère qu'il y a des failles dans le système, elles seront corrigées", a dit Nicolas Sarkozy, dont les propos étaient rapportés par le porte-parole du gouvernement François Baroin.
François Baroin a rappelé que l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) devait rendre un rapport "à la mi-janvier" et qu'une mission parlementaire venait d'être créée.
Nicolas Sarkozy a donc demandé que des propositions "claires et opérationnelles" entre les différents acteurs de la chaîne sanitaire soient présentées pour resserrer les liens entre les différents acteurs de la chaîne sanitaire et sécuriser davantage le rôle des experts, a ajouté le porte-parole du gouvernement.
Plusieurs anciens ministres ayant exercé des fonctions en lien avec la Santé, de droite comme de gauche, pourraient se retrouver en position délicate en fonction du développement des plaintes déposées par des victimes.
Ils affirment avoir tout ignoré des alertes lancées à partir de 1998, en particulier par l'Agence française du médicament, sur la dangerosité de ce médicament.
Jean-Marie Le Guen, député PS et adjoint au maire de Paris chargé de la santé, a estimé qu'il était "temps de ramener l'industrie du médicament à sa place", cette affaire montrant selon lui "un dysfonctionnement global de notre système de santé publique".
LE PARQUET DEMANDE UN RAPPORT